1999 : La théière

7ème Concours international de céramique - du 2 octobre au 5 décembre 1999

Maurizio FERRARI - Théière 
Isidoro Dal COL - Théière 
Anita MILBRETA - Théière 

Prix de la Ville de Carouge 1999
Maurizio FERRARI
Théière

Prix de l'Association des céramistes suisses
Isidoro DAL COL
Théière

Prix Betjeman and Barton
Anita MILBRETA
 Théière

     

Parmi les 441 théières en provenance de 42 pays dont les photographies ont été soumises au jury de la 7e biennale internationale de céramique de Carouge, celles qui présentaient une recherche décorative ont été généralement préférées à celles qui privilégiaient la forme pure.
Le jury a été chargé de décerner pour 1999 trois prix: le Prix de la Ville de Carouge (d'une valeur de 7.500 francs), un Prix offert par l'Association des céramistes suisses, organe représentatif de la création céramique dans notre pays et un Prix offert par Betjeman and Barton, succursale carougeoise de la célèbre maison de thé fondée à Paris en 1919.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 2 octobre au 5 décembre 1999, les 48 théières sélectionnées ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

 

Le thème

Apparu en Chine il y a plus de deux mille ans, le thé deviendra un breuvage prisé sous la dynastie des Tang (618-907), lorsqu'il sera célébré par le poète Lu Yu (733-804) dans son œuvre Cha King. Dès lors, considéré plus comme un désaltérant agréable que comme une potion médicinale, le thé s'apprécie de plus en plus. Sous la dynastie des Ming (1368-1644), une petite révolution intervient dans la consommation du thé: on le prépare désormais en infusion, ce qui implique l'usage de la théière. Au Japon, il devient une boisson "philosophique" destinée à élever l'esprit et à favoriser la méditation zen. Un cérémonial accompagnera même sa consommation, codifié dès le XVIe siècle et encore pratiqué de nos jours.

Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que le thé arrive en Europe, dans les soutes des navires hollandais de la Compagnie des Indes orientales. La cour d'Angleterre puis celle du Roi Soleil sont conquises, et l'aristocratie en fait sa boisson favorite. Thomas Twining ouvre à Londres le premier salon de thé en 1706. Vers 1830, aux Indes, le général Llyod met la main sur les jardins de thé à Darjeeling et James Taylor installe un comptoir de thé à Ceylan. C'est l'époque où la duchesse de Bedford met à la mode l'afternoon-tea, petit rituel de la tasse de thé prise à cinq heures qui deviendra l'un des piliers de la vie quotidienne britannique.

Les premières théières parvenues en Europe au XVIIe siècle, importées de Chine, sont petites et de forme arrondie. Copiées, améliorées, elles deviennent toujours plus élégantes. Avec l'âge d'or du thé, au XIXe siècle, profitant de cet engouement, les manufactures anglaises se mettent à produire quantité de services à thé, bientôt suivies par toutes les manufactures européennes.

En cette fin de XXe siècle, le design a imposé aux théières un style plus dépouillé et l'usage de matières comme l'acier ou le verre. De leur côté, les céramistes débordent d'inventivité, et ils redoublent d'imagination pour décorer des œuvres dont la forme n'est pas figée.

 

Le palmarès

Prix de la Ville de Carouge 1999: Maurizio FERRARI (Suisse)
Prix de l'Association des céramistes suisses: Isidoro DAL COL (Italie)
Prix Betjeman and Barton: Anita MILBRETA (Lettonie)