Arts visuels

Du cinéma à l’art en passant par les ateliers de graphisme, tout est fait à Carouge pour flatter le regard.
 
Connaissez-vous Casimir Sivan ? Enfant de Carouge, cet horloger figure, à côté des frères Lumière et d’Edison, parmi les pionniers du Cinéma. Fabricant passionné de mécanismes invraisemblables, il met au point en 1896 une caméra avec laquelle il commence à tourner. A l’instar de l’intérêt très précoce de la Suisse pour le 7e Art, Carouge multiplie les salles de projection au tournant du XXe siècle. Le seul projet durable sera le Cinéma « Bio » encore présent aujourd’hui à la Place du Marché, un bâtiment construit en 1927-28, bien représentatif de son époque avec des « façades décor » (les fenêtres à l’étage sont fausses !) des pignons décoratifs et un plafond étoilé. Aujourd’hui, l’histoire de Carouge et du cinéma se poursuit avec la réalisatrice et productrice Patricia Plattner, les studios GDS – l'un des foyers les plus créatifs du cinéma d’animation suisse –  ou encore Gabriella Verena illustratrice de livres et instigatrice de l’ «Enfant lune», ciné-club destiné aux enfants.

Autre horloger génial à avoir inspiré les arts visuels mais cette fois dans la peinture: Louis Cottier met au point pour Patek Philippe le principe de l’heure universelle. Il crée la «Palette carougeoise», association d'artistes passionnés qui célèbre en 2006 sa 70e exposition et présente à cette occasion quelque 300 tableaux de près de 50 artistes.

Enfin Carouge est également le repaire des arts graphiques avec pas moins de 50 ateliers dont certains connus bien au-delà de nos frontières. Un concentré de talents dans une commune qui compte moins de 20 000 âmes.

© Christine Ansermet, Swisspassions.