Albertine, Musée, 2013. | Ville de Carouge

Albertine, Musée, 2013.

Dernière mise à jour: 07.04.2021
Un des trésors du Musée de Carouge

On ne présente plus Albertine. L’illustratrice est une figure majeure du paysage genevois et bien au-delà. Récemment couronnée du prestigieux Prix Hans-ChristianAndersen pour la littérature jeunesse, elle sera bientôt mise à l’honneur par la commune de Carouge, avec laquelle elle a tissé de nombreux liens, au fil des ans. Car c’est elle qui inaugurera, avec une exposition qui lui sera entièrement consacrée, en septembre prochain, le nouveau Musée de Carouge, rénové et agrandi après une campagne de travaux.

Deux tableaux de l’artiste figurent déjà dans les collections communales et sont aujourd’hui visibles dans le hall de la Mairie, du côté de l’administration. Il s’agit de gouaches issues de la série de l’artiste consacrée précisément, au «musée». Dans ces œuvres, au sein d’une salle muséale, des hommes et des femmes vêtus de noir, avec seulement quelques touches de blanc parsemant leurs habits, regardent des tableaux. Dans la gouache reproduite ici, les murs sont bleus ainsi que le sol, le mobilier et les toiles. A gauche, une ouverture donne accès à une autre salle ; un personnage féminin solitaire y déambule. Dans la pièce principale du premier plan, des tableaux, monochromes et abstraits, sont suspendus aux cimaises, ce terme technique pour désigner les murs des musées. Sur un banc, au centre de la composition, un couple est assis dos-à-dos, regardant dans la même direction, les visages des personnages sont dissimulés ; ils ne communiquent pas entre eux, absorbés par leurs propres pensées. Chacun semble envahi par son être secret et par la contemplation.

Le sujet de la solitude a en effet souvent été développé par l’artiste. Il ne s’agit cependant pas d’un isolement pesant ou qui aurait une connotation négative. Il représente plutôt l’espace qui permet de se retrouver avec soi-même et qui est propice à la réflexion.

Après les mois de confinement, d’arrêt ou de ralentissement de la vie sociale, cette thématique serat-elle de nouveau déclinée dans la prochaine exposition du Musée de Carouge à la place de Sardaigne ? Le public de «notre» musée carougeois est d’ores et déjà cordialement invité à venir le découvrir dès cet automne !

 

Albertine, Musée, 2013, gouache sur papier.