Carmen Perrin, Une partition, ce qui passe d’un monde à l’autre, 2021 | Ville de Carouge

Carmen Perrin, Une partition, ce qui passe d’un monde à l’autre, 2021

Dernière mise à jour: 12.08.2022

L’artiste plasticienne Carmen Perrin – connue pour ses interventions dans l’espace public – a été mandatée pour réaliser une intervention artistique dans le jardin de l’Ecole de musique du Val d’Arve. Ce mur ondulé, de 18 mètres de long et d’une hauteur de 1, 83 mètre a été réalisé en briques de terre crue associées à 24 cylindres en plexiglas transparent. Cette pièce monumentale évoque la forme utilisée pour visualiser les ondes sonores, les perforations étant réparties afin de correspondre à la distribution des notes d’une composition musicale d’Erik Satie. Datant de 1912, cette pièce s’intitule 1. Sévère réprimande, trois véritables préludes flasques (pour un chien) : une sorte de toccata avec ostinato à la main droite du piano et un thème choral en octaves à la main gauche. Carmen Perrin s’est appropriée la première ligne de la partition, consacrée à la main droite.

Le titre de l’œuvre de la plasticienne, Une partition, ce qui passe d’un monde à l’autre, évoque « le croisement constant et bienvenu des disciplines, la complémentarité et les interrelations multiples entre l’homme et la nature (le titre de la partition évoque un lien entre un humain et son chien), ainsi que la lumière qui traverse le mur en terre par les notes musicales qui « respirent » avec les heures de la journée et l’intensité changeante de la lumière, de même que toutes les métamorphoses physiques et émotionnelles que chaque nouvelle rencontre provoque dans le vivant, à chaque instant entre l’infiniment petit qui le constitue et l’infiniment grand qui l’environne. » (Carmen Perrin)

En 1960, alors que Carmen Perrin est âgée de 7 ans, son père Alberto décide de quitter la Bolivie pour s’exiler avec toute sa famille en Suisse dont il est originaire par le biais paternel. Dans la cité de Calvin, Carmen Perrin effectue toute sa scolarité et ses études artistiques. En 1981 elle obtient son diplôme à l’Ecole des beaux arts de Genève et, en 1986, elle commence à enseigner dans cette institution. Dans le courant de cette même année, elle participe à une exposition au Musée Cantini à Marseille et s’y installe pour y vivre et y travailler pendant huit ans. En 1993, elle obtient une bourse de la Fondation Landys et Gyr qui lui permet de vivre et d’occuper un atelier pendant une année à Londres. Elle y séjournera pendant deux ans. Actuellement elle vit et travaille à Genève et occupe aussi régulièrement un atelier en France.

Depuis les années 1980, Carmen Perrin s’est imposée comme une artiste plasticienne qui réalise des sculptures. Dès les années 1990, elle commence à travailler en relation de plus en plus étroite dans des contextes architecturaux et paysagers. Elle réalise des œuvres qui articulent des relations entre les matériaux et explore leurs rapports avec l'espace de perception, la lumière ainsi que les qualités architecturales et les réalités sociales de l’espace public.

En 2005, elle décide d’interrompre sa pratique de l’enseignement pour se consacrer entièrement à sa recherche artistique. En 2011 elle obtient une seconde bourse de la Fondation Landys et Gyr pour une résidence de six mois à Berlin.
Actuellement, elle travaille à des projets liés à l’espace public et mène, dans l’atelier, une recherche qui articule étroitement la pratique de la sculpture et celle du dessin.

Site de de l’artiste
https://www.carmenperrin.com/