Des arbres dans la ville | Ville de Carouge

Des arbres dans la ville

Dernière mise à jour: 02.07.2024
La Ville de Carouge et les Carougeois sont très attachés à leur patrimoine arboré, à juste raison. Sans compter la forêt, la Cité sarde est riche de 1800 arbres environ, dont certains ont vu fleurir plus de 150 printemps! Voici des informations relatives à l'entretien et la gestion de ce trésor vert.

Des essences variées et nouvelles

Du parc Cottier au mail des Promenades, en passant par les places d’Armes, du Marché et de Sardaigne, ces feuillus veillent comme de solides sentinelles sur le cours de la vie carougeoise. Les essences majoritaires du patrimoine arboré carougeois sont les platanes et les marroniers, accompagnés d’érables et de tilleuls.

En raison du réchauffement climatique, certaines de nos espèces locales souffrent de la chaleur et seront à l’avenir moins adaptées à nos régions. De nouvelles espèces résistantes à la chaleur seront alors favorisées, comme le Zelkova, originaire d’Asie, le Chêne vert, du bassin méditerranéen ou encore le Sophora du Japon.

 

Des plantations mûrement réfléchies

Les paramètres climatiques et le type de sol sont des critères de première importance quant au choix des plantations urbaines. La biodiversité, l’esthétique et la limitation de la propagation des maladies sont également pris en compte. Les arbres sont également plantés jeunes et « petits » pour une meilleure adaptation aux conditions locales.

 

Objectif : augmenter la végétalisation et la canopée

Planter des arbres en prenant en compte leur capacité à survivre et à favoriser la biodiversité, mais aussi planter plus d’arbres ! Tel est l’objectif de la Ville de Carouge qui maximise les plantations pour atteindre les objectifs cantonaux et communaux d’un territoire couvert à 30% par couverture foliaire à l’horizon 2070. L’augmentation de la couverture végétale passe aussi par la modification des pratiques de taille.

 

Les arbres ont leurs spécialistes

Bien que naturelle, la richesse arboricole carougeoise nécessite une gestion et un entretien aussi pointus qu’exigeants. C’est l’affaire du secteur des espaces verts de la Ville de Carouge et de ses trois arboristes spécialisés qui opèrent un suivi annuel afin d’établir l’état de santé des arbres et la sécurité des citoyens. Une entreprise reconnue du canton vient également en appui dès que nécessaire.

Lorsque des dégradations sont constatées, la Ville de Carouge travaille dans un premier temps à conserver le plus longtemps possible les arbres même sénescents, dépérissants ou malades.

Selon le diagnostic, un élagage est d’abord réalisé afin de réduire le poids et la prise au vent des branches.

L’haubanage permet ensuite de limiter les dégâts en renforçant la stature de l’arbre à l’aide de plusieurs câbles. Ces derniers permettent également en cas de chute de ramener les branches contre le tronc et éviter qu’elles ne tombent au sol.

Ces mesures permettent de sauvegarder et de sécuriser un arbre pendant plusieurs années. Cependant, lorsque les conditions de sécurité ne sont plus réunies, la coupe d’un arbre ne peut pas être évitée.
 

Changement d'allure pour les platanes

Pour réduire les îlots de chaleur et favoriser la biodiversité, le Secteur nature et espaces verts va privilégier une taille plus légère des platanes afin d'encourager une croissance plus naturelle et d'augmenter la densité de la couverture arborée.

Retrouvez tous les détails ici.

Fermeture du sentier de la Drize

A la suite des intempéries et forts orages qui se sont abattus sur le canton le 9 juin 2024, des arbres ont chuté le long de la promenade de la Drize, entrainant une partie de la berge. Le sentier entre le chemin du Bief-à-Dance et le pont de la Drize est fermé jusqu'à nouvel avis, la sécurité des promeneuses et promeneurs n'étant plus garantie.

Champignons: les bêtes noires du platane

Ceratocystis platani. C’est le nom savant du chancre coloré du platane. Observé pour la première fois aux Etats- Unis en 1926, il est apparu à Genève en 2001. Il s’agit d’un champignon dévastateur qui profite de la plus infime blessure du platane pour se développer, que ce soit au niveau des rameaux, des branches, du tronc ou des racines. Il envahit alors rapidement les tissus ligneux internes. Les premières marques visibles sont des échancrures brunes ou violettes qui progressent comme des flammes.

Gonflements, boursouflures et craquements apparaissent ensuite. Une fois contaminé, le platane ne peut plus se nourrir, il se dessèche et met entre deux et cinq ans à dépérir, en moyenne. Dans le cas d’un alignement, le champignon a tendance à progresser d’un platane à l’autre, notamment par le réseau racinaire. En l’absence de traitement, seuls les actions préventives peuvent ralentir la contamination.

Depuis plusieurs années, une espèce de platane résistante au chancre coloré a été développée par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) en France, ce qui permet désormais de replanter des platanes même aux endroits où la mycose a sévi. Le phellin tacheté, ou phellinus punctatus, est l’autre bête noire des platanes, bien que moins agressif et plus lent que le chancre. Il s’agit également d’un champignon lignivore qui, là encore, profite d’une grosse plaie pour coloniser l’arbre. Quatre platanes malades de la place de Sardaigne ont été atteints jusqu'à présent, tout comme le spécimen du mail des Promenades qui a succombé à la suite de la tempête du 13 août dernier. Là encore, la prophylaxie est la seule parade dont disposent les équipes du SVEM, qui procèdent régulièrement à des sondages.

Mail des Promenades: quatre platanes fragilisés par un champignon

Suite à l'expertise d'un cabinet d'analyse indépendant menée entre avril et juin 2023, quatre platanes ont été diagnostiqués présentant des risques de rupture trop importants pour être maintenus. Ces arbres sont malheureusement attaqués par différents champignons lignivores (Fomitiporia punctata, Phelinus punctatus, Inonotus hispidus).
Tout arbre sur la place publique répond régulièrement à des examens de sécurité. L'abattage d'un arbre ne se fait qu'en dernier recours, lorsque la sécurité des citoyennes et des citoyens ne peut plus être assurée.
Ces platanes seront donc retirés en juin 2024, puis remplacés sur le mail des Promenades durant l'hiver 2024-25.

Place de Sardaigne: un platane fragilisé par un champignon

Place de Sardaigne, un platane a été attaqué par le Fomitporia punctata, un champignon lignivore qui se nourrit de bois et dont la progression est inévitable. L’expertise approfondie, menée depuis 2013 sur cet arbre, met en avant un état de santé jugé mauvais. Tout arbre sur la place publique répond régulièrement à des examens de sécurité. L'abattage d'un arbre ne se fait qu'en dernier recours, lorsque la sécurité des citoyennes et des citoyens ne peut plus être assurée.
Ce platane a été retiré début juin 2024, et sera remplacé sur la place de Sardaigne en période propice, soit durant l'hiver 2024-25.