25.03.2026

Photos: inauguration d'un banc rouge contre les violences faites aux femmes

La Ville de Carouge, en collaboration avec la Société des associations italiennes de Genève (SAIG), a posé un banc rouge place de Sardaigne, symbole de la lutte contre les féminicides et les violences conjugales. Il a été inauguré le 24 mars par Sonja Molinari, maire de Carouge, et Carmelo Vaccaro, coordinateur de la SAIG, des présidents et des représentants des associations adhérentes.
Photo
(c) David Wagnières

“Panchina rossa”

Née en Italie en 2016, la campagne du banc rouge – “panchina rossa” – s’est étendue à de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine. En Suisse, plusieurs bancs ont été installés au Tessin, mais aussi à Olten. Ce geste symbolique fort est aujourd’hui porté en Suisse romande, à Carouge.

Installé dans l’espace public, place de Sardaigne, le long du parc Cottier, ce banc est le témoin visible de la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et la force de celles et de ceux qui refusent que ces violences restent invisibles. Convaincues de l’importance de renforcer la sensibilisation et la dénonciation des féminicides et, plus généralement, les violences faites aux femmes (et aux jeunes filles), les autorités carougeoises ont donnée suite à la proposition de la SAIG. 

“Le choix de la place de Sardaigne n’est pas anodin : c’est un lieu central, vivant, mais aussi un espace de respiration et de réflexion. Et puis, juste à côté, il y a la sculpture de Jo Fontaine, qui rend hommage aux immigrés italiens femmes et hommes ·qui ont contribué à façonner notre ville”, a rappelé Sonja Molinari, maire de Carouge, avant d'ajouter: “Le banc est peint en rouge vermillon, une couleur symbolique qui rappelle à la fois le sang des victimes, mais aussi la force, l’énergie et le courage des femmes et des hommes qui luttent et s’engagent au quotidien contre ces violences.”

Sur le dossier du banc, une plaque, en italien et en français, a été posée avec cette inscription: “En mémoire de toutes les femmes victimes de violences.”

La pose d’un banc rouge, c’est refuser que les violences faites aux femmes restent invisibles.