Joseph Rérolle, Les rives de l’Arve, 1887. | Ville de Carouge

Joseph Rérolle, Les rives de l’Arve, 1887.

Dernière mise à jour: 07.04.2021
Un des trésors du Musée de Carouge.
On ne sait pas quand ce tableau est entré dans les collections de la Ville de Carouge : on sait, en revanche, qu’il a été offert par le Dr Porte qui l’avait acquis directement chez l’artiste. Au premier plan, on découvre l’Arve et, à gauche, les moulins de Plainpalais aujourd’hui disparus. Plus loin, le pont de Carouge et la Cité sarde : on reconnaît le bâtiment de la Filature qui domine les autres édifices sur la gauche du pont, la Maison Monnard (extrémité droite du pont) et les tanneries au-delà du massif boisé, à droite du pont. L’arrière-plan est occupé par le Salève enneigé. Tant les moulins que les bâtiments carougeois mentionnés ont aujourd’hui disparu : l’huile sur toile de Rérolle constitue ainsi un document iconographique de premier plan pour notre représentation de Carouge et du tissu économique de la fin du XIXe siècle. Au-delà de ces aspects historiques, Joseph Rérolle démontre, grâce à cette peinture, ses grands talents de paysagiste qui n’ont peut-être pas été reconnus à leur juste valeur de son vivant. Cette peinture est régulièrement exposée au Musée de Carouge, quand le thème de l’exposition le permet.
 
Joseph Rérolle est né en 1829 à Lyon. Il apprend la peinture en autodidacte auprès d’un ami, le peintre François Vernay. En 1866, il s’installe à Carouge où il demeure jusqu’en 1900. Les documents nous apprennent que Joseph Rérolle s’occupe «d’affaires industrielles», d’autres le qualifient de «représentant de commerce» : il n’a donc pas vécu de sa peinture, ce qui n’enlève rien à son talent.
 
A Carouge, il côtoie Joseph Mégard et il semble que des peintres de la trempe de Ferdinand Hodler, Charles Giron ou encore Léon Gaud étaient reçus chez lui. Joseph Rérolle est exposé à plusieurs reprises à Genève (Salon suisse des beaux-arts et des arts décoratifs, Palais de l’Athénée, etc.), puis de manière posthume dans l’Exposition d’art local qu’organise Pierre-Eugène Vibert à Carouge en 1920.
 
 
Joseph Rérolle, Les rives de l’Arve, 1887, Huile sur toile, 70 x 110 cm.