À partir du 29 juillet: alerte canicule en cours
1er Août à Carouge
Photos: David Wagnières
Patrick Mutzenberg, Maire de Carouge, et Dominique Barbuzzi, Président du Conseil municipal s'adressent à tous et toutes pour rappeler l'esprit suisse et l'âme carougeoise qui font battre le cœur de notre belle cité.
"Madame la Conseillère administrative, Chère Sonja
Monsieur le Conseiller administratif, Cher Raffaele
Monsieur le Président du Conseil municipal, Cher Dominique
Mmes et MM. Les Conseillères et Conseillers municipaux,
Chères Carougeoises
Chers Carougeois,
Chers amis,
C'est avec beaucoup de plaisir que je m'adresse à vous au nom du Conseil Administratif ce soir pour célébrer notre fête nationale.
Permettez-moi de vous dire combien je suis heureux de vivre avec vous ce 1er Août comme maire de Carouge.
Cette fête qui nous réunit est l’occasion de se questionner sur ce sentiment commun d’appartenance qui fait de nous des Carougeoises et des Carougeois, des Suissesses et des Suisses.
Voilà 210 ans que Carouge est entré dans la Suisse. 210 ans que nous sommes restés Suisses de manière stable après de nombreuses années de tumultes.
Soyons honnêtes, il y a 210 ans, les Carougeoises et les Carougeois n’étaient pas enchantés d’intégrer la Suisse et de gagner le giron genevois. Encore au début du 20e siècle, combien de volets étaient clos le 1er Août en signe de protestation à cette intégration de Carouge à la Suisse.
Pourtant en y réfléchissant bien, l’ADN de Carouge, ce qui a guidé les inventeurs de notre ville, n’est pas fondamentalement différent de ce qui fait la force de la Suisse aujourd’hui.
Je veux parler d’abord parler de cet esprit d’inventivité – qu’on se rappelle que Carouge a été inventée au 18e siècle de manière tout à fait audacieuse et visionnaire.
Je veux parler aussi d’un certain pragmatisme qui nous a permis, au fil des ans et en fonction des relations avec nos voisins de nous réinventer.
Et je veux parler enfin de notre esprit d’ouverture aux autres – ceci dès la création de Carouge. Cet esprit nous a permis d’intégrer différentes religions, différentes cultures et qui faisait que l’autre, par-delà ses différences, étaient vu avant tout comme un Carougeois.
C’est d’ailleurs tout le sens des manifestations que nous proposons cette année pour célébrer les 210 ans de l’entrée de Carouge dans la Confédération.
Je vous invite à découvrir l’exposition "Oh mon drapeau !", dans laquelle des artistes se sont emparés de notre drapeau pour le réinventer, le détourner et le questionner avec créativité. Un peu plus loin, dix panneaux retracent les grandes étapes de notre histoire, depuis la première mention de Carouge en 1243 jusqu’à 1950. Deux propositions très différentes, mais qui racontent finalement la même chose : une identité qui ne se fige jamais, qui s'enracine dans son histoire tout en restant ouverte à l'imagination, au dialogue et à l'avenir.
Mesdames et Messieurs,
C’est sans doute là que Carouge rejoint pleinement la Suisse. Car ces valeurs d’inventivité, de pragmatisme et d’ouverture sont aussi celles qui ont façonné notre pays.
Mais il y a aussi ce que la Suisse nous a apporté ou du moins ce que la Suisse nous a permis de cultiver. Je veux parler de cette manière de développer une politique basée sur le compromis et le respect des différences. Cette manière de faire de la politique nous l’expérimentons à tous les niveaux de notre système institutionnel : partout la nécessité de négocier, de trouver une solution équilibrée qui permette de tenir compte des intérêts des uns et des autres.
À Carouge nous nous la vivons bien entendu au niveau de l’exécutif ou trois partis politiques sont représentés mais également au Conseil municipal ou cinq partis doivent trouver des solutions communes. Et je voudrais ici – devant le président du Conseil municipal – dire à quel point cet esprit de dialogue fonctionne bien au sein de ce Conseil.
Cet esprit de dialogue, cette ouverture c’est en quelque sorte l’esprit de Carouge auquel chacune et chacun d’entre nous contribue. Qu’on pense au nombre important d’associations qui font la richesse de Carouge et pour lesquelles tant de Carougeoises et de Carougeois s’investissent.
Et ce soir encore ces associations ont répondu présentes pour animer ce 1er Août. A vous toutes et tous qui faites que Carouge garde cet esprit d’ouverture et d’engagement pour le bien commun, je souhaite vous remercier du fond du cœur.
Ce respect de l’autre, cette nécessité de trouver ensemble des solutions à nos défis est certainement l’élément dans nos institutions qui a permis à la Suisse - depuis 1291 et à Carouge au sein de la Suisse depuis 210 ans - de bénéficier d’un environnement stable et finalement de vivre en paix. Cette paix qui semble un acquis et qui semble aller de soi est en réalité très fragile. Elle se construit au quotidien. C'est sans doute la plus belle responsabilité que nous ayons.
Je vous souhaite, je nous souhaite de conserver cet esprit carougeois qui nous est si cher. De continuer de s’ouvrir aux autres, de faire un pas vers l’autre, de voir l’autre et ses différences comme une richesse. C’est, j’en suis convaincu, l’ADN de Carouge que cette vision d’ouverture, cette capacité à intégrer l’autre d’où qu’il vienne tout en gardant notre âme authentiquement carougeoise.
Avant de conclure, je souhaiterais encore remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette fête et notamment le Service Voirie, Espaces verts et Matériel, Carouge à votre Service et le Service des Affaires Culturelles et de la Communication.
Enfin, avant d’entamer la version traditionnelle de l’hymne national sous la direction experte du chœur des Voix de la Lyre et de la musique municipale - que je remercie sincèrement ici pour leur présence, j’aimerais encore vous souhaiter à toutes et tous une très belle fête nationale.
Vive Carouge! Vive Genève! Vive la Suisse!"
Patrick Mutzenberg, Maire de Carouge
"Mesdames, Messieurs,
Chères Carougeoises, chers Carougeois,
Au nom du Conseil municipal, c'est avec beaucoup de plaisir que je vous souhaite la bienvenue pour célébrer ensemble notre fête nationale.
Le 1er Août est un moment particulier où nous prenons le temps de nous retrouver entre voisins, entre amis, en famille pour célébrer ce qui nous unit. Mais aussi pour nous souvenir que notre pays est avant tout une aventure collective.
Ces dernières semaines, une petite phrase a fait sourire le monde entier. Je cite : "Switzerland. Great since 1291".
Derrière cette touche d'humour se cache une vérité plus profonde. La Suisse ne s'est pas construite en quelques années. Elle s'est construite patiemment, au fil de plus de sept siècles, génération après génération, par le dialogue, le compromis et la volonté de vivre ensemble malgré nos différences.
D'ailleurs, en Suisse, le compromis est presque un sport national. Il est sans doute moins spectaculaire que le ski ou le hockey... mais il nous a plutôt bien réussi.
Dans un monde où tout semble devoir aller toujours plus vite, où l'on recherche souvent des solutions immédiates à des problèmes complexes, l'histoire de la Suisse nous rappelle une leçon précieuse : les constructions les plus solides sont celles qui prennent le temps. Comme le disait Monsieur Berset : "Il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire".
Notre pays n'est pas uni parce que nous pensons tous de la même manière. Il est uni parce que nous avons appris à respecter nos différences, à écouter avant de décider et à rechercher ce qui rassemble plutôt que ce qui divise.
La solidarité est l'une des plus belles expressions de cet esprit suisse. Elle est incarnée dans notre vie associative, dans notre système de milice, dans l'engagement de nos sociétés locales, des bénévoles, des pompiers, des personnes qui donnent de leur temps pour les autres sans chercher les projecteurs.
À cette solidarité répond une autre valeur essentielle : la responsabilité.
La responsabilité, c'est celle qui nous invite à participer à la vie démocratique, à respecter nos institutions, à préserver notre environnement, notre qualité de vie et ce patrimoine que nous avons reçu des générations précédentes.
Et ces valeurs prennent une résonance toute particulière ici, à Carouge.
Carouge n'est pas une ville comme les autres.
Elle est née d'une ambition, façonnée par son histoire sarde, enrichie par les artisans, les commerçants, les artistes et toutes celles et ceux qui ont choisi d'y vivre.
On dit souvent que Carouge possède un supplément d'âme. Je crois que ce supplément d'âme tient à une chose très simple : ici, on aime les places animées, les terrasses vivantes, les marchés, les rues où l'on croise toujours quelqu'un que l'on connaît... ou quelqu'un que l'on finira par connaître.
À Carouge, il suffit parfois d'aller chercher son pain pour rentrer une demi-heure plus tard... non pas parce que la boulangerie est loin, mais parce qu'il est difficile de traverser la place du Marché sans échanger quelques mots.
Et, finalement, c'est une belle définition de la qualité de vie.
En cette fête nationale, prenons le temps d'apprécier ce que nous avons. Mesurons la chance de vivre dans un pays libre, stable, démocratique et prospère. Et gardons à l'esprit que cette chance n'est jamais définitivement acquise. Elle se cultive chaque jour, avec humilité, respect et confiance.
Au nom du Conseil municipal, je vous souhaite à toutes et à tous une magnifique Fête nationale, de beaux moments de partage avec vos proches et un très bel été.
Vive Carouge! Vive Genève! Et vive la Suisse!"
Dominique Barbuzzi, Président du Conseil municipal
Quelques idées pour montrer notre attachement à notre ville et notre Suisse...
Les insignes du 1er Août sont en vente à l’arcade Carouge à votre service, place du Marché 14.
Ne manquez pas l'exposition "Oh mon drapeau !" de l’atelier Rond Bleu en collaboration avec Duo Manifesto, montée à l'occasion du 1er Août à Carouge.
Cette exposition de drapeaux de Carouge revisités par des artistes sera visible à partir du 15 juillet et jusqu'au 18 septembre: